Euro Space Center

18 January 2012

Actu spatiale – Janvier 2012– Tintin.com
La Chine a dévoilé son programme spatial pour les cinq prochaines années.

Et le moins que l’on puisse dire est que celui-ci est très ambitieux ! Les autorités chinoises considèrent en effet le programme spatial comme emblématique de la montée en puissance du pays sur le plan technique, scientifique et économique. Parallèlement, elles y voient aussi la preuve des capacités du Parti Communiste d’avoir pu transformer la Chine en puissance mondiale.

La Chine prévoit donc d’envoyer un homme sur la Lune à moyen terme et de construire d’abord une station spatiale orbitant autour de la Terre. Un module d’essais de celle-ci, Tiangong 1 (« Palais céleste »), a été lancé avec succès le 29 septembre 2011. Puis le 2 novembre, un vaisseau inhabité (Shenzou 8) s’y est amarré. Dans le courant de 2012, trois Taïkonautes (astronautes chinois) devraient y séjourner pendant deux semaines. Et un autre équipage en 2013 ; parmi eux la première chinoise de l’espace.

Tiangong 2 sera lancée en 2013 et Tiangong 3 en 2015. Les Chinois annoncent aussi la construction d’une station de 60 tonnes pour 2020 devant leur permettre une présence permanente dans l’espace et aussi le séjour d’astronautes étrangers.

Le programme spatial chinois prévoit de passer à une nouvelle génération de ses lanceurs « Longue Marche », capables de lancer 25 tonnes dans l’espace, et utilisant désormais un carburant non toxique et non polluant.
Une nouvelle base de lancement sera construite, sur l’Ile de Hainan, dans le sud du pays. Et d’un autre côté la Chine poursuivra un programme lunaire prévoyant l’envoi de sondes automatiques et des recherches en vue de faire débarquer un Taïkonaute sur notre satellite.

Par contre, si les Chinois semblent accumuler les succès spatiaux, l’ambiance n’est pas au beau fixe en Russie. Le secteur spatial russe a essuyé cinq échecs en quelques mois. Le dernier en date : une sonde russe à destination de Mars et plus exactement de son satellite Phobos, est redescendue accidentellement dans l’atmosphère terrestre ce dimanche 15 janvier. Le lancement de Phobos-Grunt, d’une masse de 13, 5 tonnes, s’était pourtant bien déroulé le 9 novembre dernier, mais elle n’avait pas réussi à prendre la bonne trajectoire suite au mauvais fonctionnement d’un de ses propulseurs. Phobos-Grunt a fini sa course dans l’océan Pacifique ce dimanche 15 janvier vers 18 h 45’ heure belge.
La sonde devait marquer le retour de la Russie dans l’exploration interplanétaire après plus de 25 ans d’absence.

L’astronaute hollandais de l’Agence Spatiale Européenne André Kuipers a, quant à lui, pris ses quartiers pour 5 mois à bord de la Station Spatiale Internationale. Avec ses coéquipiers Dan Pettit (USA) et Oleg Kononenko (Russie), ils forment le 30 ème équipage permanant de l’ISS (Expedition 30).

Pierre-Emmanuel PAULIS
Euro Space Society.
Mars Society Belgium.
Pierre.Paulis@eurospacecenter.be / Pierre-Emmanuel.Paulis@marssociety.be

15:59:29 - Dominique - - Category : Space News (Français) - Imprimer-Print

14 October 2011

Actu spatiale – Octobre 2011 – Tintin.com
Mis à part Tintin, douze hommes ont marché sur la Lune entre 1969 et 1972, dans le cadre du programme Apollo.
Ce dimanche 9 octobre 2011, l’un d’eux était en visite à Lucerne, en Suisse : Charlie DUKE, le pilote du Module Lunaire d’Apollo 16 et le 10ème homme sur la Lune (avril 1972).



L’occasion de le rencontrer et de lui poser quelques questions :

- Pouvez-vous nous raconter en quelques mots votre mission Apollo 16 ?
Nous avons décollé du Kennedy Space Center le 16 avril 1972 à bord d’une gigantesque Saturn V : direction les hauts plateaux à l’ouest de la Mer des nectars, une zone appelée Descartes, en plein centre de la face visible de la Lune. Nous nous sommes posés, John Young et moi, le 20 avril, tandis que Thomas Mattingly restait seul à bord du Module de Commande autour de la Lune. Nous sommes restés 72 heures sur la surface , avons effectué trois sorties extravéhiculaires et de nombreuses expériences scientifiques et récolté 95 kilos de roches. Nous avons également parcouru 27 kilomètres à bord d’une Rover. Nous étions dans une région très très haute en altitude.

- Lors de votre descente propulsée vers la Lune, Thomas Mattingly, resté à bord du Module de Commande (CM : Command Module), a rencontré un gros problème technique et vous avez dû rester en formation avec lui le temps qu’il soit réglé. Avez-vous cru de ne pas pouvoir vous poser sur la Lune ?
Oh oui ! Nous étions à une heure d’allumer le moteur de descente du Module Lunaire quand le CM à bord duquel Thomas Mattingly était, s’est mis à subir une série de secousses chaque fois qu’il agissait sur les commandes ; afin de se placer en fait sur une orbite elliptique. En fait il utilisait pour ce faire le système secondaire de contrôle des moteurs d’attitude afin de vérifier son bon fonctionnement. Tom a réussi à réparer, avec l’aide de la salle de contrôle de Houston, et lors de notre 6ème révolution autour de la Lune, mais avec quatre heures de retard sur le plan de vol, nous avons reçu le « go » pour entamer la descente et le reste de la mission fut une réussite. Donc pendant 4 heures, ce fut un moment très triste à bord du vaisseau spatial.

- Vous êtes le plus jeune marcheur lunaire, 36 ans, et Apollo 16 fut votre seul vol spatial. Quels étaient vos sentiments lorsque vous avez descendu l’échelle du LM ?
Un immense sentiment de satisfaction lorsque nous avons ouvert la porte : enfin j’allais marcher sur la Lune ! J’étais tellement impatient ! Mon Commandant fut le premier à descendre, ensuite ce fut mon tour et j’étais comme un petit garçon le jour de son anniversaire !

- Vous avez effectué trois sorties sur la Lune. Quelle fut la plus intéressante ? Avez-vous atteint tous vos objectifs ?
Chaque sortie était différente et passionnante. La première fut consacrée au déploiement et au test de la Rover, au plantage du drapeau et à l’installation d’un instrument servant à photographier le ciel dans l’ultraviolet. Nous avons ensuite déployé l’ALSEP, la station scientifique. Là nous avons eu une déception car un câble d’une des expériences a été cassé et elle a été perdue. Nous sommes ensuite partis à bord du Rover vers l’Ouest, en direction du cratère Flag. Le lendemain, nous avons exploré Stone Mountain. Le paysage était vraiment spectaculaire. Nous nous sommes « garés » au bord d’une vallée et nous pouvions voir très très loin vers le Nord. La troisième sortie ne dura que 5 heures, en raison du retard de notre atterrissage. Nous sommes partis vers le Nord, vers un cratère situé à 5 kilomètres, appelé North Crater. Nous étions très excités car le cratère était vraiment très impressionnant ; nous avons aussi découvert un énorme rocher de 15 mètres de hauteur. En fait chaque EVA (Extra Vehicular Activity), fut passionnante et différente.

- En regardant en arrière, 40 années plus tard, quel regard portez-vous sur l’aventure Apollo ?
Je suis extrêmement fier d’avoir pu prendre part à ces expéditions. J’y ai aussi participé dans la salle de contrôle en tant que Capcom (Capsule Communicator) lors de la mission Apollo 11 notamment : le premier équipage à se poser sur la Lune. Apollo dépendait directement de décisions politiques plus que de raisons scientifiques. Nous avons accompli tellement. Le monde ne serait pas ce qu’il est sans l’aventure Apollo.

Pierre-Emmanuel PAULIS
Euro Space Society.
Mars Society Belgium.
Pierre.Paulis@eurospacecenter.be / Pierre-Emmanuel.Paulis@marssociety.be
13:57:10 - Dominique - - Category : Space News (Français) - Imprimer-Print

13 September 2011

Actu spatiale – Septembre 2011
Alors que les Américains ne dépendent plus que des Russes pour rejoindre la Station Spatiale Internationale (ISS), un vaisseau de ravitaillement russe Progress s’est écrasé quelques minutes après son lancement , le mercredi 24 août, du cosmodrome de Baïkonour. Il s’agit en fait du moteur du troisième étage de sa fusée porteuse, la pourtant fiable Semiorka, qui s’est arrêté prématurément. Le Progress n’a donc pu atteindre l’orbite et est retombé au sol, heureusement sans faire ni victimes ni dégâts.
S’il s’agit du premier échec en onze années et en quarante-trois vols à destination de l’ISS, les Russes accumulent cependant les déboires et voici l’image de leur industrie spatiale écornée. Et ce au moment où la concurrence entre les sociétés spatiales privées fait rage. Pour la Russie en effet, il s’agit du 4ème échec en 8 mois et du 6ème satellite perdu et la voilà contrainte de revoir le planning des lancements des prochains Soyouz habités.
Initialement prévu le 22 septembre, le Soyouz devant transporter 3 nouveaux astronautes vers l(ISS (le Russe Anton Chkaplerov et Anatoli Ivanichine ainsi que l’Américain Dan Burbank) est reporté au 6 octobre, et le retour sur Terre des occupants de l’ISS qu’ils doivent remplacer (Andreï Borissenko, Alexandre Samokoutiaëv et Ronald Garan) est envisagé pour le 22 septembre.
Les six occupants de la Station Spatiale Internationale ont suffisamment de réserves pour tenir jusqu’au début de l’année prochaine, l’ISS ayant été ravitaillée lors du dernier vol de la navette spatiale américaine en juillet dernier.
Pendant ce temps, la NASA a débuté la construction de la première capsule Orion, destinée à l’exploration lointaine. Sa forme rappelle celle de la mythique Apollo mais est nettement plus grande : 19,5 m cubes pour une masse de 23 tonnes, elle pourra emmener 4 astronautes, perchés au sommet d’une fusée Atlas. Par ailleurs, les essais acoustiques et vibratoires ont également débuté. Ceux-ci consistent à tester la résistance de l’Orion munie d’une tour de sauvetage pendant le décollage, face à une force acoustique de 150 décibels.



Rappelons ici que c’est avec des entreprises privées que la NASA a mis en place des partenariats pour développer des systèmes spatiaux afin d’acheminer le fret et les astronautes en orbite basse (et donc vers l’ISS).

Pierre-Emmanuel PAULIS
Euro Space Society.
Mars Society Belgium.
Pierre.Paulis@eurospacecenter.be / Pierre-Emmanuel.Paulis@marssociety.be
09:53:34 - Dominique - - Category : Space News (Français) - Imprimer-Print

25 February 2011

Le vaisseau ravitailleur européen s'amarre avec succès à la Station spatiale
Aujourd'hui à 17h08 heure de Paris (16h08 temps universel), huit jours après son lancement, le deuxième véhicule de transfert automatique (ATV) de l’ESA, Johannes Kepler, a parfaitement réussi les opérations de rendez-vous et d’amarrage à la Station spatiale internationale (ISS) pour livrer aux astronautes des fournitures indispensables.

Les phases d'approche et d'amarrage ont été conduites de manière autonome par les calculateurs de bord de l'ATV, sous l'½il attentif des équipes de l'ESA et du CNES au Centre de contrôle ATV à Toulouse et des astronautes à bord de la Station.

Un système redondant de détecteurs et de calculateurs à bord de l'ATV a assuré un contrôle indépendant.

Si l'ATV et l'ISS se déplacent tous deux à 28 000 km/h, leur vitesse relative est restée inférieure à 7 cm/s durant la man½uvre d'approche finale, qui a été exécutée avec une précision de quelques centimètres.

Johannes Kepler s'est rapproché de l'ISS par l'arrière pour s'amarrer au module russe Zvezda.

Une fois à portée de la Station, le vaisseau sans équipage de 20 tonnes a calculé sa position en pointant ses détecteurs vers les rétro-réflecteurs lasers de l'ISS afin de déterminer sa distance et son attitude par rapport à sa cible.

La capture de l'ATV par le cône d'amarrage situé à l'arrière de Zvezda est intervenue à 16h59 heure de Paris (15h59 temps universel). Le verrouillage des crochets est venu clore la séquence d'amarrage au bout de sept minutes environ.

« Le succès de cet amarrage fait de Johannes Kepler un parfait exemple de la capacité d'innovation de l'Europe. Nous sommes plus prêts que jamais à nous engager dans une nouvelle ère d'exploration spatiale autonome », a déclaré Simonetta di Pippo, Directeur des Vols habités de l'ESA.

« La flexibilité offerte par l'ATV nous permet d'envisager toute une gamme de nouveaux véhicules spatiaux. Celui-ci pourrait par exemple évoluer vers un véhicule de rentrée atmosphérique à même de soutenir de futures infrastructures orbitales et des missions d'exploration en assurant le transport d'équipages et d'équipements sur l'orbite lunaire », a-t-elle ajouté.

« C'est un projet très important pour nous comme pour tous nos partenaires du programme ISS puisque, après le retrait de la Navette spatiale, l'ATV sera le plus gros vaisseau à desservir la Station. Il nous appartient donc de fournir un service irréprochable. »

« Ce qui est en jeu ne se résume pas à une simple association entre les compétences des agences spatiales, l'engagement des États membres de l'ESA, l'implication de l'industrie européenne et son savoir-faire. Nous contribuons actuellement à l'entreprise de coopération internationale la plus ambitieuse jamais conduite dans le domaine des sciences et des technologies », a précisé Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l'ESA.

« Nous avons encore beaucoup à apprendre - aussi bien à travers les activités de recherche scientifique menées à bord que dans le cadre des opérations spatiales en cours - afin de pouvoir relever les défis de demain. La série de véhicules envoyés dernièrement vers l'ISS témoigne de l'ampleur des activités de coopération conduites à l'intérieur de la Station maintenant qu'elle est pleinement opérationnelle. »

L'ATV Johannes Kepler a été lancé par Ariane-5 le 16 février depuis le port spatial de l'Europe à Kourou, en Guyane. Il restera amarré à la Station jusqu'en juin et servira de module additionnel, dans lequel les astronautes pourront évoluer en bras de chemise. Son système de propulsion sera également utilisé pour rehausser l'altitude de l'ISS.

Au cours des heures à venir, l'équipage de la Station ouvrira l'écoutille et pénètrera dans le module de fret pressurisé de l'ATV afin de décharger quelque 1760 kg de cargaison sèche, comprenant vivres, vêtements et équipements. L'équipage transférera également 860 kg d'ergols et 100 kg d'oxygène dans les réservoirs du module Zvezda.

L'ATV peut transporter une charge utile trois fois plus importante que les vaisseaux russes Progress. Mais l'essentiel de la masse embarquée sur Johannes Kepler est constitué par les ergols nécessaires à ses propres propulseurs pour les man½uvres périodiques de rehaussement de l'orbite de la Station destinées à compenser les effets de la traînée atmosphérique.

En cas de besoin, l'ATV pourra également corriger l'attitude de la Station ou même la déplacer pour éviter des débris spatiaux présentant un danger.

L'amarrage de Johannes Kepler sera suivi par l'arrivée de la Navette spatiale Discovery de la NASA, qui transporte le module polyvalent permanent Leonardo, fabriqué en Europe.

Seront alors amarrés à la Station l'ATV et le module Leonardo européens, la Navette américaine, le HTV-2 japonais ainsi que deux Soyouz et un Progress russes, établissant un nouveau record en matière de structure spatiale habitée, avec une masse totale supérieure à 500 tonnes pour plus de 1000 mètres cubes de volume pressurisé.

Source : ESA Press
15:42:12 - Dominique - - Category : Space News (Français) - Imprimer-Print

26 January 2011

Actions éducatives pour mettre l'espace à la portée de tous
En cette année des 50 ans du vol spatial habité, des 20 ans de l'Euro Space Center, et des 10 ans du micro-satellite Proba-1 en orbite, plusieurs manifestations veulent susciter l'intérêt sur la mise en oeuvre des systèmes dans l'espace et sur le rôle dynamique des chercheurs et ingénieurs, instituts et industriels de Belgique. Voici une revue d'événements en cours.

http://www.esa.int/esaCP/SEM367BE8JG_Belgium_fr_0.html
09:20:41 - Dominique - - Category : Space News (Français) - Imprimer-Print

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