AstroGAS

06 October 2020

Mars le 11 et le 12 et 13/09/2020
Bonjour,

J'ai pu observer mars la nuit du 11/09/2020 à 3 heures du matin et l'autre le 12 et 13/09 à 01 heures.
Au foyer du télescope maksutov 180 mm muni d'une lentille barlow 1.6x à l'aide d'une petite caméra couleur et un filtre IRCUT intégré.
Pauses de une à deux minutes composées sous registax :









Didier
22:25:34 - Didier Vothy - Catégorie : Vie du Club - Imprimer-Print
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25 July 2020

Comète et aroles
Juillet 2020 – Chandolin (Valais Suisse)

Après une semaine passée dans le Quercy, Chantal et moi avons rejoint l’appartement de famille dans les alpes suisses à Chandolin.

Au cours de deux belles nuits, j’ai pu tester le site du « parking de la forêt » situé entre le village de Saint-Luc et celui de Chandolin à environ 1950 mètres d’altitude. J’y ai mesuré la noirceur du ciel et ai obtenu un SQM oscillant entre 21,3 et 21,4.

Un des animateurs de l’observatoire de Saint-Luc m’a dit que c’était la valeur qu’il mesurait aussi lorsqu’il y avait un peu d’humidité dans l’air mais que, les meilleures nuits, cela pouvait monter aux alentours de 21,7. Ce n’est quand même pas si mal si je me souviens qu’en Belgique, le meilleur score que nous ayons obtenu, avec Alexandre, était de 20,85 (près du signal de Botrange) ; que, dans la caldeira de Tenerife, j’avais obtenu 21,6 et que dans le haut atlas marocain (observatoire d’Ouikameiden nous avions mesuré 21,7 en novembre 2018).

Le parking est suffisamment large et bien orienté pour les observations. On dispose d’une grande ouverture vers le Sud-Est et le Nord-Ouest. Dans les autres directions, l’horizon est plus ou moins masqué par les sapins ou les montagnes mais on dispose toujours d’au moins 45° de ciel dégagé.

Les conifères de cette forêt sont principalement des mélèzes et des pins des alpes également appelés « Aroles ».

Il y a plus de quarante ans que je fréquente cette région. Je n’y avais jamais croisé le moindre moustique et pensais que ces nuisibles ne pouvaient vivre en altitude. Depuis environ trois ans, j’ai bien dû constater que c’était faux. Les moustiques ont envahi cette région et plus particulièrement cette clairière qui en est infestée dès la tombée de la nuit. En plus, ces « sales bêtes » sont arrivées à me piquer au travers des sous-vêtement minces qui couvraient mes bras.
Les deux nuits, j’ai monté le matériel vers 21 heures puis ai attendu que la nuit tombe, réfugié dans la voiture pour éviter les » horripilants suceurs de sang ».

Deux photos d'ambiance ...



Comète Neowyse C/2020 F3

Je ne pensais pas voir la comète depuis ce parking mais l’ouverture vers le Nord-Ouest permettait de bien l’observer comme en témoigne cette photo (médiocre) prise avec mon smartphone. On y voit la grande ourse (bien que l’étoile du bout de la casserole soit masquée par un petit nuage) et, un peu à droite, entre celle-ci et le sommet des sapins notre comète semblant vouloir plonger vers le bas.



Avec les 400 millimètres du télescope, l’image était somptueuse montrant un noyau éclatant entouré d’un halo verdâtre et d’une queue lumineuse à souhait sortant largement du champ (d’un degré) de mon plus faible grossissement.



J’ai fait plusieurs tentatives pour photographier la comète en afocale avec le smartphone mais n’ai obtenu qu’une traînée laiteuse verdâtre.

Station spatiale internationale

A plusieurs reprises, l’ISS a traversé la voûte céleste. J’avais activé les notifications de passage sur l’application « Skysafari » de mon smartphone et, prévenu de l’imminence de ses passages, j’ai essayé une fois de la suivre au télescope.

Malheureusement, elle était rapide et trop lumineuse, si j’ai bien perçu qu’elle n’était pas ponctuelle, je ne suis pas arrivé à distinguer le corps ou les panneaux solaires du vaisseau.

NGC 6781

Dans la constellation de l’aigle, se trouve une belle nébuleuse planétaire qui, malgré sa taille et sa belle forme annulaire n’a, à ma connaissance, pas de surnom.

Une nébuleuse planétaire, c’est une étoile en fin de vie qui éjecte son gaz dans des couronnes plus ou moins complexes. On y trouve donc une étoile centrale (visible si elle est encore suffisamment lumineuse) et une couronne souvent bien mise en évidence avec un filtre interférentiel (UHC ou OIII qui laisse passer la couleur de l’oxygène ionisé ainsi que, pour les UHC, celle de l’hydrogène ionisé).

La plupart des nébuleuses planétaires sont très petites, d’aspect quasi stellaire. Ce n’est pas le cas de NGC 6781 dont la taille fait environ 1 minute d’arc.

L’étoile centrale de NGC 6781 n’est pas observable avec mon télescope mais l’anneau, rouge sur les photos, est bien visible avec, en scrutant longtemps l’objet, une partie un peu plus lumineuse apparaissant sur ¾ de son périmètre.

Voici, en haut une photo Wikipedia et, en bas, le dessin que j’en ai fait avec un filtre OIII puis UHC.



NGC 6572

Tant qu’on est dans les nébuleuses planétaires, j’ai également observé NGC 6572, située dans le serpentaire et dont la couleur vive lui a valu le surnom de « l’émeraude ».

Cette nébuleuse est très petite mais sa couleur bleu vif (et non vert émeraude à mes yeux) permet de la repérer assez facilement. Il faut cependant grossir considérablement (400 x) pour déceler qu’elle est un peu allongée avec un centre légèrement plus lumineux et 2 bras en forme de « S » évoquant un peu la forme d’une galaxie spirale barrée.

Ci-dessous, une photo prise par le télescope Hubble et le dessin que j’ai fait.



NGC 7009

Pour terminer avec les nébuleuses planétaires observées ces deux soirées, voici NGC 7009 surnommée « nébuleuse Saturne » en raison de son aspect rappelant vaguement la planète aux anneaux à très fort grossissement.

Située dans la constellation du poisson, elle n’est pas très grande, environ ½ minute d’arc et il faut grossir fort pour en percevoir quelques détails en visuel. D’aspect un peu bleutée, elle comporte un anneau ovale légèrement plus lumineux que le reste. Personnellement, je n’ai vu ni l’étoile centrale, ni les extensions latérales en forme de petits jets partant aux extrémités de l’anneau central.

Voici une photo prise par le télescope Hubble et, en dessous, mon dessin.



NGC 4485

Passons maintenant à deux galaxies que j’ai essayé de détailler au cours de ces deux nuits.

La première est un couple de galaxies en interaction que les anglo-saxons surnomment « cocoon galaxy ».

La plus grosse des deux est une galaxie irrégulière plus ou moins vue de profil et une de ses extrémités est légèrement déformée par l’attraction gravitationnelle exercée par la plus petite.

Le couple est situé dans la constellation du chien de chasse et, visuellement, seules les parties les plus lumineuses sont perceptibles.
A nouveau, une photo glanée sur le net et mon dessin.



NGC 4565

Enfin, pour terminer, une galaxie très élégante. Elle se situe dans la constellation portant le nom poétique de « chevelure de Bérénice ». Vue de profil, elle est très fine ce qui lui vaut son surnom de « galaxie de l’aiguille ».

Elle est relativement lumineuse et très large puisqu’elle occupe pratiquement la moitié du champ d’un oculaire donnant 0,5 degrés. En réalité elle mesure environ 192.000 années lumières (soit à peu près le double de la taille de notre voie lactée) et se situe à une quarantaine de millions d’années lumières de nous.



Yves Piette
20:27:01 - Yves - Catégorie : Vie du Club - Imprimer-Print
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Ciel cathare
Cette année, Chantal et moi avons réservé une chambre au « refuge aux étoiles » près de Saint Antonin Noble Val, un peu au sud des causses du Quercy, dans une zone préservée de pollution lumineuse entre Albi et Montauban.

Ce gite et chambres d’hôtes sont tenus par un amateur qui organise des soirées d’initiation à l’astronomie sur son matériel (entres-autres, un newton 400 sur monture à fourche) et qui m’a permis de placer mon Dobson 400 sur son terrain.

Le séjour fut d’autant plus agréable qu’un couple d’amis, passant leurs vacances à quelques kilomètres de là en compagnie de membres de leur famille établis dans la région, nous ont fait découvrir le pays et nous ont organisé plusieurs soirées où nous avons été accueillis comme si nous faisions aussi partie de cette famille.

Entre les invitations et le ciel parfois nuageux, j’ai eu deux nuits d’observation que j’ai poussées jusqu’à des heures compatibles avec des visites touristiques diurnes le lendemain.

La vedette de cette période était, sans conteste, la comète Neowyse 2020 qu’on voyait, à l’œil nu, depuis la terrasse où était servi le petit déjeuné mais qui n’était pas accessible depuis le terrain où était placé mon télescope.

J’ai consacré ces deux nuits à l’observation d’objets « classiques » que j’avais déjà observés et, pour certains, déjà dessinés les années précédentes mais que je voulais affiner.

Messier 51

On ne présente plus ce couple de galaxies surnommée la galaxie du tourbillon et située dans la constellation du chien de chasse à 27,5 millions d’années-lumière de nous. La plus grosse galaxie finira par absorber complètement la plus petite … mais ce n’est pas pour demain.

Voici, en haut, une photo extraite de Wikipédia qui montre bien les bras galactiques et les zones d’absorption et à droite le dessin que j’ai réalisé.

En visuel, avec un diamètre de 400 mm, les bras galactiques sont discernables mais on s’y perd facilement. J’ai perçu le bras de matière reliant les deux galaxies mais, manifestement, elle a été exagérée sur le dessin.

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Messier 16

Plus près de nous, puisque situé dans notre galaxie, Messier 16 est une des vedettes de l’été. C’est un amas ouvert entouré d’une nébuleuse de gaz ionisé surnommée la nébuleuse de l’aigle en raison de sa forme rappelant vaguement un oiseau aux ailes déployées.

En son centre se situe une partie sombre immortalisée par une des plus célèbres photos du télescope spatial Hubble intitulée « les piliers de la création ».
Voici une photo Wikipédia de la nébuleuse (en haut) et des « piliers » (en bas).

J’ai entouré, en bleu, les piliers sur la photo du haut.

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En visuel, sur le T400, un des challenges est d’essayer de discerner ces piliers.

Après de longues minutes d’observation, ils ont fini par apparaître, en vision indirecte sous forme d’une petite tache en forme de « L » entourant une des étoiles.



Messier 17

L’objet suivant est de même nature que le précédent.
Situé un peu plus bas que le précédent, dans la constellation du sagittaire, un des surnoms de cette nébuleuse est « le cygne » en raison de sa forme qui peut évoquer un cygne nageant dans l’espace.

Avec le T400, en visuel, on distingue très bien la forme de l’oiseau ainsi que la partie moins lumineuse qui l’entoure. En observant suffisamment longtemps (avec filtre UHC ou OIII), des nuances d’intensité apparaissent progressivement dans la partie principale.

Ici encore, en haut, une photo trouvée sur le net et en bas, mon dessin

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M20

Encore plus bas, toujours dans le sagittaire, à proximité du bulbe central de notre galaxie, se situe le dernier objet de cette série de nébuleuses en émission. Surnommée la nébuleuse trifide, en raison de son aspect, trilobé, elle est plus petite que les deux précédentes.

L’aspect trilobé provient d’un nuage de poussières obscures qui la traverse. Son centre est occupé par une étoile triple. En visuel, on ne perçoit généralement que deux de ces étoiles.

Comme pour les 2 nébuleuses précédentes, un filtre OIII ou UHC aide bien à percevoir les détails.

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NGC 6888

Le dernier objet de cette série est encore une nébuleuse en émission (gaz ionisé par une ou plusieurs étoiles), mais elle est d’une nature très différente car le nuage de gaz a été formé par une étoile de Wolf-Rayet. Il s’agit d’étoiles assez grosses (plusieurs dizaines de masses solaires) qui, au début de leur vie, expulsent une grande quantité de gaz sous forme de vents stellaires très rapides. Le nuage expulsé forme une espèce de bulle plus ou moins bien fermée autour de l’étoile qui lui a donné naissance.

Le surnom de NGC 6888 est « la nébuleuse du croissant » car, vue de notre planète, la bulle prend à peu près cette forme.

Visuellement, cette nébuleuse n’est pas facile à repérer car elle est assez pâle et se trouve en plein dans les myriades d’étoiles qui compose la voie lactée. Sans filtre OIII (ou UHC), il est presque impossible de la trouver.

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Je passerai la semaine suivante de mes vacances dans les alpes suisses où j’aurais encore deux soirées d’observation … mais ce sera une autre histoire …

Yves Piette
14:41:44 - Yves - Catégorie : Vie du Club - Imprimer-Print
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16 July 2020

Interview sur RTL Info de E. Jehin: la comète Neowise
Levez les yeux tout ce mois de juillet: il vous faudrait 90 vies pour revoir la comète Neowise.



Source: RTL info du 13 juillet 2020
18:54:31 - Dominique - Catégorie : Vie du Club - Imprimer-Print
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30 June 2020

Asteroid Day
Video de la soirée d'observation avec le télescope TRAPPIST-Nord au Maroc
https://www.facebook.com/Observatoire.Oukaimeden/videos/274052907164888/

Ce mardi 30 juin l'équipe TRAPPIST de l'Université de Liège et ses collègues de l'Observatoire de l'Oukaimeden au Maroc participent à la journée mondiale des astéroïdes.

Au programme (en visioconférence):

- 18h-19h Conférence par Patrick Michel
Observatoire de la côte d'Azur
"Exploration des astéroïdes: des retours d'échantillons à la défense planétaire"

- 19h-20h Conférence par Patrick Miller (en anglais)
International Asteroid Search Collaboration - IASC
"The Threat of Asteroids: How you can Make Discoveries?"

- 22h-24h Observations par Emmanuel Jehin et l'équipe TRAPPIST
STAR Institute, Université de Liège
Prises d'images en direct depuis l'Observatoire de l'Oukaimeden d'un astéroïde géocroiseur

Vous pouvez vous inscrire à cet évènement via le lien ci-dessous, et vous recevrez mardi matin par email les informations pour suivre les conférences et les observations en direct via un lien Zoom.

https://www.uliege.be/cms/c_11915234/fr/journee-mondiale-des-asteroides
https://asteroidday.org/

A bientôt,
Emmanuel Jehin
15:36:00 - Dominique - Catégorie : Vie du Club - Imprimer-Print
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25 May 2020

Emission "Quel Temps!" de la RTBF du 12 mai
Extrait de l'émission Quel Temps! le moment du téléspectateur du 12 mai consacrée à l'astronomie à l'oeil nu, aux jumelles et des phénomènes à observer en mai ...



Source: https://www.rtbf.be/auvio/detail_quel-temps?id=2634246
18:01:31 - Dominique - Catégorie : Vie du Club - Imprimer-Print
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02 May 2020

Séquence Starlink avec Emmanuel Jehin dans onpp
Séquence du 22 avril sur l'observation et problématique des satellites Starlink.



20:45:48 - Dominique - Catégorie : Vie du Club - Imprimer-Print
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07 February 2020

Encelade pourrait abriter la vie RTBF 29/01/20
Interview JT RTBF 29/01/20

La mission de la sonde Cassini était d’explorer plus en profondeur les mystères du système saturnien. Bien qu’elle se soit terminée en 2017, les données collectées continuent à faire émerger de nouvelles découvertes. Dans un communiqué publié ce 3 octobre 2019, l’agence spatiale révèle la présence de composants organiques déterminants dans l’océan d’Encelade, une lune de Saturne.

Interview:
https://www.rtbf.be/auvio/detail_espace-encelade-pourrait-abriter-la-vie?id=2594343

Emmanuel Jehin - RTBF 29.01.2020


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Interview TRAPPIST/SPECULOOS Yutube 29/01/20
L'astronomie sans modération
Les projets TRAPPIST et SPECULOOS et leurs découvertes

Interview de Emmanuel Jehin astronome à l'université de Liège par Guillaume Doyen

https://www.youtube.com/watch?v=sANJ_faVhHM&feature=youtu.be/



https://www.youtube.com/+GuillaumeDoyen
15:25:17 - ejehin - Catégorie : Vie du Club - Imprimer-Print
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Interview RTBF "Les Eclaireurs" 25/01/20
Ce samedi 25 janvier 2020, Fabienne Vande Meerssche (@fvandemeerssche) reçoit dans LES ECLAIREURS : Marie Godet, Docteure en Histoire de l’art et Commissaire d’expositions, spécialiste du surréalisme; Emmanuel Jehin, Docteur en Astrophysique et Maître de Recherches F.R.S-FNRS à l’Institut d'Astrophysique et de Géophysique à l’Université de Liège & Sophie Lucas, Professeure à l’UCLouvain, et Responsable d’un groupe de recherche en Immunologie et Immunothérapie du cancer à l’Institut de Duve.

Article:
https://www.rtbf.be/lapremiere/article/detail_emmanuel-jehin?id=10414683

Interview:
https://www.rtbf.be/auvio/detail_les-eclaireurs?id=2592958

Comet ISON

15:15:03 - ejehin - Catégorie : Vie du Club - Imprimer-Print
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17 December 2019

Oukaimeden 2019, un grand cru
Je me suis rendu à l'observatoire d'Oukaimenden, dans le Mont Atlas (Maroc), pour la deuxième fois.

A l'arrivée près de l'observatoire, c'est le point de vue sur le haut atlas avec des pics à 3600m qui nous attend.






Plus à droite, nous avons la plaine qui mène à Marrakech.
L'observatoire se situe derrière la colline tout à fait à droite.






Voici un panorama du site de l'observatoire, derrière son enceinte.
A gauche, TRAPIST Nord.
Au centre, le chalet et ses facilités.
Il y a environ 6 télescopes contrôlés en remote.
Complètement à droite sur l'image, nous avons la monture externe montée en poste fixe, une AP900.
Sur la colline derrière l'observatoire se trouve l'émetteur radio de Marrakech.





Le rituel des observations commence par une montée vers l'observatoire en fin d'après-midi.
Généralement, une mer de nuages couvrant la plaine vers Marrakech nous attend.
Cette année, la météo était un peu différente. Pas de mer de nuages, mais une atmosphère chargée.






Le matériel est monté avant la tombée de la nuit.
L'humidité généralement s'estompe.
La nuit prend le dessus. Bientôt, TRAPPIST va commencer ses séquences.






La nuit, je sors mon sabre laser et je me transforme en gardien de l'univers.





La fin de la nuit s'annonce par l'apparition de la lumière zodiacale à l'est.






Ensuite, l'aurore se profile; elle entre en concurrence avec la lumière zodiacale.
Il y a beaucoup d'étoiles filantes; en voici une en clin d'oeil.
Il est temps de faire des darks et de ranger le matériel.






Le jour s'est levé.
La nuit a été belle; les nuages de basse altitude ont étés bloqués par le mont Atlas.
Une nuit parfaite en fait.








Alexandre
Oukaimeden
Novembre 2019
21:28:24 - Alexandre - Catégorie : Vie du Club - Imprimer-Print
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24 September 2019

Exposé sur les étoiles au Petit Fagnard
Bonjour à tous,

Le petit exposé sur les étoiles au Petit Fagnard s’est bien déroulé. Il y avait plus d’enfants qu’à l’habitué. Tous venaient d'une école près d'Oreye. Ils connaissaient tous la Voie lactée et semblaient toujours voir le ciel sous leur contrée.

Nous avions préparé le matériel, une lunette de 120 mm de diamètre et le dobson 250 de Yves pour observer puis, contrairement aux prévisions météo IRM et météoblue, arrivée d’un gros nuage puis la totale ; ciel bouché jusque notre départ. C’est vexant mais cela fait partie des aléas du climat ardennais.

De 19h30 à 21 h :

Nous leur avons expliqué les divers instruments (télescopes à miroir, lunette etc ainsi que la physiologie de l’œil humain et quelques notions de distances astronomiques.
Yves a parlé du système solaire et de notre univers. Il est très pédagogue et convient – nettement mieux que moi hi – très bien pour çà. Il a l’âme d’un enseignant. Il est posé et sa voix porte bien. Il a suscité une vive attention des enfants.

J'étais également content de la présence de Maurice pour nous aider dans l'exposé et la logistique. Il a emporté pour l'occasion une grosse paire de jumelle. Malheureusement elles n’ont pas pu servir au vu de la météo. Cela n'est que partie remise.

Comme le ciel était bouché de 21h à 22 h :

Nous avons présenté – en passant brièvement le début, discuté ci-avant – le diaporama en s’arrêtant surtout sur les cycles de la Lune et les saisons.

C’est chouette, les propriétaires du gîte ont installé une nouvelle immense terrasse suspendue à l’arrière ! C’est une terrasse métallique et bois naturel. Elle donne sur l’est et le sud est, impeccable pour observer les planètes sans devoir se rendre dans la pelouse ! De plus, ils ont placé du matériel dans la pièce où on a l’habitude de montrer les instruments, de sorte qu’il n’est plus nécessaire d’emporter un projecteur !!! Il suffit de s'y brancher en direct sur la fiche HDMI (câble sur place).

Une des enseignantes était intéressée pour une observation un vendredi. Je lui ai conseillé de ne pas hésiter de contacter l’observateur référencé sur le site dans le calendrier.

Encore merci à Yves et Maurice.

Didj.
21:19:03 - Didier Vothy - Catégorie : Vie du Club - Imprimer-Print
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Observation du 20/09/2019 à la Géronstère (vendredi soir)
Bonjour,

Réunion en petit comité hier soir au terrain.

Didier, Jean Yves et moi-même avons osé entré avant l'heure sur le terrain malgré la période de chasse...on peut pas y pénétrer avant 21h...:-)

Didier avait installé son dobson T400 (lightbridge), Jean-Yves son dobson T250 "orion" et moi-même mon T250 "swkywatcher" sur sa fidèle AZEQ6 pour des tests d'autoguidage afin de parfaire mon expérience en la matière. Nous avons pu observer quelques étoiles doubles typiques de l'été, les planètes Jupiter et Saturne, les très beaux "objets" du Sagittaire à l'aide d'un filtre UHC, M57, M13, M27, les dentelles du Cygnes (reste de supernova), le croissant (nébuleuse diffuse difficile dans le Cygne) et l'apothéose NGC7331 et le fameux "Quintet de Stefan" (il fallait être un peu imaginatif :-)

Nous avons été rejoint par Alain Pothen, nouveau venu sur le terrain et au club. Alain est venu glaner des infos sur nos télescopes et le matériel en général.

J'espère que nous avons pu lui être utile pour l'aider à faire un choix quant à l'achat d'un télescope. Alain aimerait observer mais aussi éventuellement utiliser également ses APN... Il est photographe passionné.

Ce serait dommage qu'il ne puisse pas transposer ses connaissances photos en astro....:-)...

Nous avons pu profiter d'un ciel quand même bien dégagé avec une voie Lactée bien visible toutes la soirée. Alain a pu constater du résultat que l'on pouvait attendre avec le matériel installé.

Après la petite goutte de réconfort, le vent s'est mis de la partie...même des fortes rafales.. Puis la lune s'est levée.

Vers 23h30, obligé de replier le matos. Pas possible pour moi de continuer mes prises de vues.

Petite sortie sympa donc...

A la prochaine...

Richard Hendrick et Didier.
21:07:43 - Didier Vothy - Catégorie : Vie du Club - Imprimer-Print
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23 September 2019

Samedi 21 Septembre 2019 à Sourbrodt
Ce samedi, le ciel était bien dégagé et le vent de la veille était tombé.

Je me suis rendu sur le parking de l’eau noire à Sourbrodt avec le Dobson 400.

Comme je le craignais, le parking était loin d’être vide et 5 camping-cars de tailles variées occupaient le fond et une partie du côté nord-est. Vers 9 heures, un sixième camping-car arrivera avec deux jeunes allemands à qui je montrerai quelques incontournables de la saison. Ils m’expliquent qu’ils sont là pour essayer d’entendre le brâme du cerf.

De brâmes, je n’en entendrais pas un seul sur la soirée. Par contre, des petits miaulements, oui. En effet, un chat noir viendra régulièrement me rendre visite. Il me regardera longuement en s’asseyant à deux mètres du télescope. L'astronomie semble l'intéresser ... à moins,bien sûr, qu'il ne s'imagine que je vais lui donner une friandise...

Pendant la mise en température, je m’échauffe sur Saturne avec une image turbulente et si empâtée que je soupçonne qu’un peu de buée s’est déposée sur le miroir secondaire. Je décide donc de tester le support de secondaire chauffant que j’avais bricolé l’année passée.
Je ne sais si ce fut un succès car Saturne plongera rapidement derrière les sapins et l’image que j’aurais, ensuite, du ciel profond sera bonne … au point de me faire complètement oublier ce chauffage pendant toute la soirée.

Vers 22 heures, après les classiques M13 (amas d’Hercule) , M31 (galaxie d’Andromède) et M57 (anneau de la lyre) j’attaque les objets moins courus en me consacrant d'abord à quelques objets de Pégase.

Je commence par l’amas globulaire M15. Il me surprend agréablement par sa taille et sa luminosité qui le rendent, à mes yeux, presque aussi spectaculaire que M13.

Je passe ensuite sur la galaxie M7331 sur laquelle je ne m’attarde pas, mon challenge étant d’arriver à percevoir le célèbre quintette de Stephan à proximité. Au mois de juillet, en Suisse, je l’avais vu sans équivoques, en vision directe, dans un Dobson 600. Ici, les choses sont plus compliquées mais j’arrive à le percevoir en vision indirecte. Je serais cependant bien incapable d’en dessiner les cinq composantes.

Je remonte ensuite sur la nébuleuse planétaire NGC6662 « La boule de neige bleue ». Je la trouve sans grandes difficultés. Je perçois sa couleur bleutée qui disparaît en grossissant. Elle répond bien au filtre OIII mais ne laisse cependant deviner ni structure interne ni étoile centrale.

Tant que je suis dans les couleurs, je pointe Mu de Céphée mieux connue sous le nom d’Erakis ou de "l’étoile grenat d’Herchel". Sa couleur pourpre ressort bien. Par contre, rien ne laisse deviner qu’elle est au bord de la "nébuleuse de la trompe d’éléphant" bien connue des astro-photographes.

Je pousse ensuite vers M33, la galaxie du feu d’artifice. En visuel, elle est souvent considérée comme un bon test de qualité du ciel. En effet, sa magnitude surfacique est assez faible et il faut un très bon ciel pour y percevoir des détails. Ici, en vision décalée, j’arriverai à peine à deviner deux bras.

J’en profite pour mesurer le SQM, il est à 20,79. Ce n’est pas trop mal. Avec Alexandre nous l’avions mesuré à 20,85 au mois de février. C’était un peu mieux qu’à la Géronstère (20,45) mais on est loin des ciels d’exceptions (Oukaïmeden 21,70 en octobre dernier ou Ténerife 21,60 en mars).

Je terminerai ma soirée sur une galaxie « challenge » qui m’a déjà donné beaucoup de fil à retordre.
Il s’agit de NGC7479 dans Persée. C’est une spirale barrée dans laquelle j’ai déjà essayé, à plusieurs reprises, de voir le "S" caractéristique sans grand succès.
Voici à quoi devrait ressembler l’objet (photo de Wikipedia) :

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Cette fois encore, j’en percevrai bien le bulbe galactique et le départ des deux bras mais pas les deux courbures et leurs extensions:

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Il est minuit passé et la lune va bientôt se lever. Je replie le matériel sous le regard curieux du chat et, après une tasse de thé bien chaud, je rentre chez moi très content de ma soirée.

Yves Piette
20:50:14 - Yves - Catégorie : Vie du Club - Imprimer-Print
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14 August 2019

Oukaimeden 2018 - Rapport
Pour notre séjour à l'observatoire d'Oukaïmeden de l'année passée, nous avions introduit une demande de mission, qui a été acceptée.
En toute logique, nous avons émis un rapport d'observation en relation avec le programme que nous nous étions fixé.

Le voici, découpé par thèmes.
La présentation graphique par 2 ou 3 pages est plus commode à poster. Le pdf est à votre disposition.


Le seeing solaire





Noirceur du ciel






Sky Limiting Imaging (Caméra CMOS, gain, bruit, etc.)








L'observation visuelle







Yves et Alexandre
Novembre 2018
Observatoire d'Oukaïmeden.
10:19:28 - Alexandre - Catégorie : Vie du Club - Imprimer-Print
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